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Baromètre2027

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Qui propose quoi ?

Choisis un thème : les propositions de chaque candidat, résumées dans le même format et reliées à leurs sources. L'ordre des candidats est tiré au hasard à chaque visite.

Thème

Europe, international & défense

Envie d'un face-à-face ? Compare deux candidats côte à côte, sur les 10 thèmes.

Bruno Retailleau

Les Républicains

Bruno Retailleau souhaite faire primer le droit national sur le droit européen dans certains domaines, augmenter l'effort de défense et refuse le partage de la dissuasion nucléaire française.

  • Créer un « bouclier constitutionnel » écartant le droit européen lorsqu'il excède ses compétences (immigration, sécurité)
  • Défendre une rallonge de 50 Md€ pour les armées d'ici 2030, contre 36 Md€ proposés par le gouvernement
  • Refuser de partager la dissuasion nucléaire française avec les alliés européens
  • Renforcer les coopérations opérationnelles et industrielles de défense avec les Européens, sans confondre intérêts français et européens
3 sources

Emmanuel Maurel

Gauche républicaine et socialiste · candidature à confirmer

Il prône un « rapport de force » avec l'Union européenne et une France « non alignée » ; il soutient l'aide à l'Ukraine mais émet des réserves sur l'intégration européenne de la défense.

  • Renoncer aux directives de libéralisation des services publics et obtenir un rabais sur la contribution française
  • Porter la défense à 3 % du PIB avec une enveloppe de 100 milliards d'euros
  • Soutenir l'aide militaire à l'Ukraine, avec des réserves sur la « dissuasion nucléaire avancée »
  • Suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël
2 sources

Plaide pour une politique commerciale européenne de protection, une défense européenne fondée sur la coopération entre États plutôt que sur la Commission, et l'abandon du « double standard » sur Gaza.

  • Instaurer un « plan des 100 » : droits de douane et quotas sur 100 produits jugés stratégiques
  • Renforcer l'industrie de défense par la coopération entre nations volontaires, hors Commission
  • S'opposer au passage à la majorité qualifiée en politique étrangère au sein de l'UE
  • Critique l'absence de sanctions de l'UE envers Israël et de suspension de l'accord d'association
1 source

Soutient l'Ukraine, se prononce pour son entrée dans l'OTAN et pour un déploiement de troupes européennes après la paix ; soutient l'autonomie stratégique européenne.

  • Œuvrer à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN
  • Déployer des troupes européennes en Ukraine une fois la paix rétablie, pour dissuader la Russie de reprendre ses attaques
  • Soutenir la politique d'autonomie stratégique européenne
3 sources

Nathalie Arthaud

Lutte ouvrière

S’oppose à la hausse des budgets militaires, au service militaire, à l’« unité nationale » derrière les dirigeants et au protectionnisme, et défend une perspective internationaliste.

  • S’oppose à la hausse du budget des armées (32 Md€ en 2017, 63 Md€ prévus en 2027) et au service militaire
  • Dénonce la rallonge de 36 Md€ pour l’armée et les 10 Md€ du nouveau porte-avions, au détriment des hôpitaux et écoles
  • Rejette le protectionnisme, présenté comme une arme des capitalistes dans la guerre économique
  • Refuse l’« unité nationale » derrière les dirigeants dans les guerres en cours
3 sources

Marine Le Pen

Rassemblement national

Marine Le Pen estime que la France ne peut plus aider financièrement l'Ukraine au niveau actuel, tout en maintenant l'aide matérielle et la formation, et défend la primauté de la Constitution sur les règles européennes.

  • Réduire le soutien financier à l'Ukraine en poursuivant la formation des soldats et la livraison de matériel
  • Plaider pour « une grande conférence pour la paix » en vue d'un règlement diplomatique du conflit
  • Remettre en cause le montant de la contribution nette de la France au budget de l'Union européenne
  • Affirmer la supériorité de la Constitution sur toute règle européenne (proposition de loi constitutionnelle du RN)
2 sources

Jean-Luc Mélenchon

La France insoumise

Propose de renégocier les traités européens (« plan A ») ou, à défaut, de désobéir aux règles jugées bloquantes (« plan B »), de quitter l’OTAN par étapes et une diplomatie de non-alignement.

  • Se retirer immédiatement du commandement intégré de l’OTAN, puis par étapes de l’organisation
  • Négocier de nouveaux traités européens soumis à référendum, sinon désobéir aux règles jugées bloquantes
  • Refuser les accords de libre-échange (Mercosur, Inde) et décréter un moratoire sur les directives contraires au mandat
  • Reconnaître l’État de Palestine ; en Ukraine, œuvrer à un cessez-le-feu et au retrait des troupes russes
2 sources

Karim Bouamrane

Parti socialiste

Souhaite augmenter l'effort de défense et défend une Europe « qui nous protège » ; met en avant la souveraineté stratégique de la France et une relation renouvelée avec l'Afrique.

  • Augmenter l'effort de défense et maintenir une dissuasion nucléaire « crédible »
  • Construire une Europe « des peuples défendus, des frontières gardées, des crises surmontées ensemble »
  • Réduire les dépendances énergétique, industrielle, numérique et alimentaire
  • Renouer une relation « d'égal à égal » avec l'Afrique (propos de 2024)
2 sources

David Lisnard

Nouvelle Énergie

Il exclut une sortie de l'Union européenne mais juge la « souveraineté européenne » un « oxymore » et veut pouvoir surmonter par référendum certaines jurisprudences européennes.

  • « Libérer l'Europe de la bureaucratie », sans sortir de l'Union européenne
  • Pouvoir dépasser par référendum certaines interprétations des juridictions européennes
  • Négocier un traité de démocratisation renforçant le Conseil européen et le Parlement européen
  • Coopérations de projets entre États volontaires : spatial, numérique, énergie décarbonée, recherche médicale
3 sources

Xavier Bertrand

Nous France (adhérent des Républicains, candidature annoncée hors investiture LR) · candidature à confirmer

Il propose un traité européen sur les frontières extérieures, signé à Calais, avec une force de garde-frontières permanente et une révision des conditions des accords du Touquet.

  • Garde-frontière européenne permanente, d'abord navale, intervenant dès qu'un seuil d'urgence est franchi
  • Cadre juridique européen de l'interception en mer, jusque dans les eaux des pays de départ si accord
  • Contrôle britannique issu des accords du Touquet payé à son prix réel, avec clause de sauvegarde
  • Contreparties vérifiées et publiées chaque année pour le Maroc et les pays de transit
1 source

Ségolène Royal

Parti socialiste · candidature à confirmer

Elle souhaite que la France retrouve un rôle de « puissance médiatrice » et propose de relancer le dialogue avec Moscou pour obtenir l'arrêt de la guerre en Ukraine.

  • Relancer le dialogue avec Vladimir Poutine pour que la guerre en Ukraine « s'arrête »
  • Aider l'Ukraine à obtenir « une paix juste et durable »
  • Suspendre les accords commerciaux entre l'Union européenne et Israël
  • Demander à la Commission européenne une dérogation à l'accise minimale sur le gazole, comme l'Espagne
3 sources

Éric Zemmour

Reconquête

Dans son programme 2022 (non réactualisé à ce jour), Éric Zemmour proposait de quitter le commandement intégré de l'OTAN, d'augmenter le budget de la défense et d'affirmer la primauté du droit national.

  • Sortir du commandement intégré de l'OTAN
  • Porter le budget de la défense à 70 milliards d'euros en 2030
  • Instaurer la supériorité de la législation nationale sur les engagements internationaux
  • Exiger un mécanisme européen permettant à chaque État de réserver une part de la commande publique à ses entreprises
3 sources

Raphaël Glucksmann

Place publique · candidature à confirmer

Plaide pour une Europe fédérale dotée d'une défense intégrée, d'un grand emprunt commun et sans droit de veto, ainsi que pour un soutien accru à l'Ukraine.

  • Créer un fonds européen de défense de 500 Md€ financé par un emprunt commun
  • Proposer d'étendre la dissuasion nucléaire française aux pays de l'UE, la décision d'emploi restant française
  • Supprimer le droit de veto au sein de l'UE au profit de la majorité qualifiée
  • Augmenter fortement l'aide militaire à l'Ukraine, présentée comme « notre première ligne de défense »
3 sources

Gabriel Attal

Renaissance

Juge que l'Europe à 27 a « atteint ses limites » et propose des « États-Unis d'Europe » autour d'un noyau de pays volontaires, validés par référendum.

  • Créer des « États-Unis d'Europe » par une fusion économique et écologique d'un noyau de pays volontaires
  • Organiser un « premier référendum européen », simultané dans les pays participants
  • Supprimer les frontières économiques entre ces pays, les compétences régaliennes restant aux États
1 source

Nicolas Dupont-Aignan

Debout la France

Nicolas Dupont-Aignan propose la sortie de l'Union européenne après référendum, la fin de l'aide à l'Ukraine et, selon le programme de son parti, la sortie du commandement intégré de l'OTAN.

  • Sortir de l'Union européenne, par référendum
  • Supprimer l'aide à l'Ukraine et rechercher la paix pour faire baisser le prix de l'énergie
  • Refuser l'accord commercial UE-Mercosur
  • Sortir du commandement intégré de l'OTAN et porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB
3 sources

Olivier Faure

Parti socialiste · candidature à confirmer

Refuse pour l'Ukraine une paix qu'il assimile à « Munich », souhaite que la France qualifie de génocide la situation à Gaza et propose une préférence européenne agricole.

  • Soutenir l'Ukraine en refusant un accord de paix assimilé à « Munich »
  • Reconnaître un génocide à Gaza, à l'image de Pedro Sánchez en Espagne
  • Mettre en œuvre une préférence européenne pour l'agriculture
3 sources

Marine Tondelier

Les Écologistes

Elle défend une Europe fédérale dotée d'un État-providence et d'une justice fiscale européens, une relance du Pacte vert et la création d'un haut conseil militaire intégré au niveau européen.

  • Créer un haut conseil militaire intégré rattaché au Conseil européen.
  • Promouvoir le fédéralisme, un État-providence européen et une justice fiscale européenne.
  • Relancer le Pacte vert pour l'autonomie stratégique de l'UE (énergie, alimentation, industrie, technologie).
3 sources

Jérôme Guedj

Parti socialiste · candidature à confirmer

Il souhaite une Europe « capable de se défendre et de peser », un soutien à l'Ukraine face à la Russie et une politique de défense garantissant l'indépendance de la France.

  • Bâtir avec les partenaires européens une Europe capable de se défendre
  • Soutenir l'Ukraine : il met en garde contre des « paix munichoises » avec la Russie
  • Remettre en cause l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël
  • Une Europe qui protège ses industries et lutte contre le dumping fiscal et social
3 sources

Fabien Roussel

Parti communiste français

Il place la paix au cœur de sa campagne, s'oppose à l'« économie de guerre » et à une Europe fédérale, et demande des sanctions contre la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

  • Privilégier la diplomatie et le cessez-le-feu en Ukraine ; refus de l'alignement sur l'OTAN et de l'« économie de guerre ».
  • Refuser une Europe fédérale « dans laquelle la voix des nations est perdue ».
  • Interdire les produits des colonies et sanctionner les Français s'installant dans les territoires occupés.
  • Créer un pôle public national des industries de défense, sous contrôle de la Nation.
3 sources

Bernard Cazeneuve

La Convention

Il propose de réarmer « à proportion de la menace », de rester dans l'OTAN « sans rien y abdiquer » et de mettre fin à la règle de l'unanimité dans l'Union européenne.

  • Réarmement à proportion de la menace ; préférence aux productions de défense nationales et européennes
  • Réflexion sur l'apport de la dissuasion à la sécurité européenne, y compris avec le Royaume-Uni
  • Fin de la règle de l'unanimité dans l'UE au profit de décisions à la majorité
  • Réforme du Conseil de sécurité de l'ONU et nouveau partenariat avec les pays du Sud global
2 sources

Toutes les fiches candidats

Liste indicative au 2 octobre 2026 ; seules les candidatures validées par le Conseil constitutionnel en mars 2027 seront officielles. Figurent ici les personnes ayant publiquement déclaré leur candidature (y compris à une primaire) et testées dans au moins un sondage d'intentions de vote publié par un institut. Les autres candidats déclarés peuvent être choisis via « Autre candidat ». Mise à jour : 2 octobre 2026. Une erreur, une source manquante ? Signale-la.