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Baromètre2027

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Qui propose quoi ?

Choisis un thème : les propositions de chaque candidat, résumées dans le même format et reliées à leurs sources. L'ordre des candidats est tiré au hasard à chaque visite.

Thème

Fiscalité & finances publiques

Envie d'un face-à-face ? Compare deux candidats côte à côte, sur les 10 thèmes.

Karim Bouamrane

Parti socialiste

Propose d'affecter l'impôt sur la fortune immobilière au financement d'un fonds pour le logement et souhaite une France « qui gère bien l'argent public », notamment par la simplification administrative.

  • Financer le fonds souverain logement en grande partie par l'impôt sur la fortune immobilière (environ 2 Md€)
  • Simplifier l'action publique et réduire les doublons administratifs
  • Alléger les normes « qui paralysent l'initiative et l'efficacité »
2 sources

Bernard Cazeneuve

La Convention

Il propose de mieux faire contribuer les très grandes fortunes et les revenus du capital, de rééquilibrer la taxation entre travail et capital et de baisser les impôts de production.

  • Fiscalité atteignant réellement les très grandes fortunes, les plus hauts revenus du capital et les rentes
  • Baisse des impôts de production financée par une réduction des aides fiscales
  • Simplifier l'impôt : moins de niches et de dérogations
  • Règle d'or sociale : exonérations compensées à l'euro près, équilibre des comptes sociaux sur cinq ans
2 sources

David Lisnard

Nouvelle Énergie

Il vise 80 Md€ d'économies dès la première année et 200 Md€ par an en fin de quinquennat, et refuse toute baisse d'impôt financée par la dette.

  • Répartir 200 Md€ d'économies : 120 Md€ en salaire net, 40 Md€ d'impôts de production, 40 Md€ pour la dette
  • Ne plus remplacer l'ensemble des quelque 500 000 départs annuels de fonctionnaires, à commencer par l'administratif
  • Supprimer agences et opérateurs redondants (500 000 agents, près de 100 Md€ de dépenses selon lui)
3 sources

Marine Le Pen

Rassemblement national

Marine Le Pen propose d'inscrire dans la Constitution, par référendum, une « règle d'or » budgétaire fixant un déficit maximal annuel, et annonce un plan d'économies de 125 milliards d'euros.

  • Règle d'or par référendum : déficit plafonné à 4,9 % du PIB en 2027, 2,9 % en 2032 et 2,4 % en 2033, jusqu'à une dette sous 60 % du PIB
  • Plan d'économies d'« au moins 4 % du PIB », soit 125 milliards d'euros ; « le premier qui doit faire un effort, c'est l'État »
  • Exonérer d'impôt sur le revenu les jeunes actifs jusqu'à 30 ans (programme 2022)
  • Créer un impôt sur la fortune financière (IFF) (programme 2022)
3 sources

Emmanuel Maurel

Gauche républicaine et socialiste · candidature à confirmer

Il souhaite que « le capital contribue davantage » : rétablissement de l'ISF, hausse de la « flat tax » et révision des niches fiscales. Il exclut toute annulation de la dette et mise sur la relance de l'activité.

  • Rétablir l'ISF et créer une taxe sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros
  • Relever le prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») à 40 %
  • Réformer les niches fiscales (90 Md€ par an), dont le crédit d'impôt recherche et le pacte Dutreil
  • Recruter des contrôleurs et inspecteurs fiscaux contre la fraude et l'évasion fiscales
2 sources

Ségolène Royal

Parti socialiste · candidature à confirmer

Elle propose le rétablissement de l'ISF, sans autre impôt nouveau, écarte toute annulation de la dette et prévoit des économies sur les aides aux entreprises et le fonctionnement de l'État.

  • Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé en impôt sur la fortune immobilière en 2018
  • « Aucun impôt nouveau » en dehors du retour de l'ISF
  • Réaliser des économies sur les aides aux entreprises et sur le train de vie de l'État
  • Continuer à rembourser la dette, sans annulation : « la dette angoisse les Français »
3 sources

Souhaite relever l'imposition des plus grandes fortunes et « rétablir » la proportionnalité de l'impôt, avec des états généraux de la fiscalité ; propose de soumettre à référendum une taxe sur les dividendes.

  • Convoquer des « états généraux de la fiscalité et de la protection sociale »
  • Relever l'imposition des plus grandes fortunes ; a évoqué en 2025 une privation des droits civiques des exilés fiscaux
  • Soumettre à référendum une taxe de 2 à 4 % sur les dividendes pour financer la transition écologique
  • Rendre la taxe d'habitation sur les résidences secondaires progressive selon les revenus
3 sources

Gabriel Attal

Renaissance

Vise un « zéro déficit » en 2037 et propose 150 Md€ d'économies en cinq ans, reposant notamment sur les réformes des retraites et de l'assurance chômage et sur une réduction des effectifs publics.

  • Ramener le déficit sous 3 % du PIB avant 2032 et atteindre « zéro déficit » en 2037
  • Réaliser 150 Md€ d'économies en cinq ans (assurance chômage, retraites, départs volontaires, simplification)
  • Instaurer une « année blanche » gelant les prestations sociales en début de mandat, hors petites retraites
  • Supprimer 100 000 postes de fonctionnaires via des départs volontaires, hors Éducation, Armées, Justice et Intérieur
3 sources

Raphaël Glucksmann

Place publique · candidature à confirmer

Souhaite rééquilibrer la fiscalité entre travail, capital et héritage, taxer davantage les très grandes successions et les superprofits, et suivre une trajectoire de désendettement.

  • Relever de 45 % à 50 % le taux marginal sur les successions au-delà de 1,8 M€ (2 Md€ attendus)
  • Taxer les plus-values latentes (10 Md€ attendus) et resserrer le pacte Dutreil (3 Md€)
  • Instaurer un mécanisme automatique de taxation des superprofits des multinationales
  • Supprimer des niches fiscales et engager une trajectoire de désendettement
2 sources

Fabien Roussel

Parti communiste français

Il propose de rétablir l'ISF, de taxer les revenus financiers et les gros héritages, de pénaliser la fraude fiscale et de créer un pôle public bancaire ; il conteste les économies budgétaires justifiées par la dette.

  • Rétablir l'ISF ; soumettre dividendes et revenus financiers à cotisations pour financer la Sécurité sociale.
  • Taxer les héritages les plus riches et exonérer ceux inférieurs à 200 000 €.
  • Pénaliser la fraude fiscale : prison, déchéance des droits civiques ou travaux d'intérêt général.
  • Nationaliser une grande banque et créer un pôle public bancaire prêtant à taux bonifiés, voire nuls.
3 sources

Exclut les hausses d'impôts et souhaite rétablir les comptes par la baisse des dépenses, davantage de travail et une « règle d'or » budgétaire inscrite dans la Constitution.

  • Ne pas augmenter les impôts : réduire la dépense publique et « travailler plus »
  • Inscrire une « règle d'or » budgétaire dans la Constitution, soumise à référendum, pour revenir à l'équilibre en dix ans
  • Demander un effort aux retraités et un allongement de la durée de travail des salariés du public et du privé
3 sources

Bruno Retailleau

Les Républicains

Bruno Retailleau souhaite « stabiliser la dette » en misant sur « plus de travail, moins de dépenses publiques », réformer les retraites pour réduire le déficit et baisser les droits de succession.

  • Stabiliser la dette publique par la baisse des dépenses publiques et la hausse du volume de travail
  • Réformer les retraites, présentées comme « la moitié du déficit », pour reprendre le contrôle des dépenses publiques
  • Baisser les droits de succession : « Je ne serai pas le président qui augmentera les droits de succession »
3 sources

Jean-Luc Mélenchon

La France insoumise

Prévoit une « révolution fiscale » rendant l’impôt plus progressif et taxant davantage les hauts patrimoines ; souhaite que la BCE neutralise la part de dette publique qu’elle détient.

  • Rendre l’impôt sur le revenu plus progressif avec 14 tranches (contre 5) et rendre la CSG progressive
  • Rétablir l’ISF avec un volet climatique et instaurer un héritage maximal de 12 millions d’euros
  • Exiger que la BCE transforme la dette française qu’elle détient (environ 600 Md€) en dette perpétuelle à taux nul
  • Réaliser un audit citoyen de la dette et créer une taxe permanente sur les superprofits dans tous les secteurs
2 sources

Nathalie Arthaud

Lutte ouvrière

Estime que la dette publique profite d’abord aux banques et aux grandes entreprises et refuse que les classes populaires en supportent le coût ; elle demande la levée du secret des affaires et la réquisition des surprofits.

  • Refuse que travailleurs, retraités, malades ou locataires « paient pour la dette de l’État »
  • Dénonce les 270 Md€ annuels d’aides publiques et d’exonérations accordés aux entreprises
  • Lever le secret commercial et le secret des affaires pour rendre publics les comptes des grands groupes
  • Réquisitionner les surprofits des groupes pétroliers pour faire baisser le prix à la pompe
2 sources

Marine Tondelier

Les Écologistes

Elle défend une réforme fiscale visant les plus hauts patrimoines pour financer la transition écologique : ISF climatique, TVA verte, taxe Zucman et hausse de la taxation des héritages de plus de 4 millions d'euros.

  • Créer un ISF climatique et une TVA verte ; renchérir le billet d'avion et réduire le coût du train.
  • Contribution de 10 % sur les héritages de plus de 4 M€, et 10 % de plus au-delà de 13 M€ (15 Md€ par an estimés).
  • Ramener l'exonération du pacte Dutreil de 75 % à 50 % et supprimer les avantages du démembrement de propriété.
  • Taxe Zucman et déficit ramené à 3,7 % du PIB en 2030 (plan des Écologistes de septembre 2025).
3 sources

Éric Zemmour

Reconquête

Dans son programme 2022 (non réactualisé à ce jour), Éric Zemmour proposait de baisser les impôts de production et la fiscalité des petites entreprises, et de réduire les dépenses sociales par une « préférence nationale ».

  • Baisser les impôts de production de 30 milliards d'euros supplémentaires
  • Ramener l'impôt sur les sociétés à 15 % pour les petites entreprises, artisans, commerçants et agriculteurs
  • Exonérer de droits de donation et de succession les transmissions d'entreprises familiales
  • Réduire les dépenses sociales en instaurant une « préférence nationale »
2 sources

Xavier Bertrand

Nous France (adhérent des Républicains, candidature annoncée hors investiture LR) · candidature à confirmer

Il prévoit de réduire la dépense publique « sans créer de nouveaux impôts » et s'est opposé aux hausses d'impôts débattues lors du budget 2026, dont la taxe Zucman.

  • Réduire les dépenses publiques de 20 milliards d'euros par an pendant cinq ans
  • Baisser le nombre de fonctionnaires
  • Aucun nouvel impôt ; opposition à toute hausse d'impôts réaffirmée devant le Medef en août 2026
  • Opposé à la taxe Zucman et à la taxe sur les holdings, qualifiées de « conneries fiscales » (octobre 2025)
3 sources

Olivier Faure

Parti socialiste · candidature à confirmer

Propose d'instaurer la taxe Zucman sur les très grands patrimoines et de réexaminer les aides publiques aux entreprises, et refuse un désendettement fondé sur des économies visant les plus modestes.

  • Instaurer la taxe Zucman (2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 M€) pour financer la transition écologique
  • Évaluer les plus de 210 Md€ annuels d'aides aux entreprises et les conditionner à des résultats
  • S'oppose aux baisses d'impôts des entreprises, qu'il chiffre à 60 Md€ par an de « cadeaux fiscaux »
  • Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
3 sources

Nicolas Dupont-Aignan

Debout la France

Nicolas Dupont-Aignan propose de redistribuer les économies qu'il attend d'une sortie de l'UE, de baisser les taxes sur les carburants et de supprimer les droits de succession sur la résidence principale.

  • Redistribuer les 15 Md€ d'économies attendues de la sortie de l'Union européenne
  • Baisser le prix de l'essence de 40 centimes par litre en réduisant les taxes sur les carburants
  • Supprimer les droits de succession sur la résidence principale
  • Lutter contre les « 5 millions de fausses cartes Vitale » et rationaliser le fonctionnement de l'État
3 sources

Jérôme Guedj

Parti socialiste · candidature à confirmer

Il fait de la justice fiscale « un étendard » : retour de l'ISF, contribution accrue des gros patrimoines et des successions, réexamen des exonérations de cotisations, tout en visant le redressement des comptes.

  • Rétablir l'ISF en remplacement d'une partie des taxes sur les carburants
  • Conditionner à de réelles contreparties les près de 90 Md€ d'exonérations de cotisations sociales
  • Mettre davantage à contribution les successions et héritages les plus importants
  • Lutter « sans concession » contre la fraude fiscale, l'évasion et les rentes
3 sources

Toutes les fiches candidats

Liste indicative au 2 octobre 2026 ; seules les candidatures validées par le Conseil constitutionnel en mars 2027 seront officielles. Figurent ici les personnes ayant publiquement déclaré leur candidature (y compris à une primaire) et testées dans au moins un sondage d'intentions de vote publié par un institut. Les autres candidats déclarés peuvent être choisis via « Autre candidat ». Mise à jour : 2 octobre 2026. Une erreur, une source manquante ? Signale-la.